Mémoires vivantes

Ils ont usé leurs yeux sur de petites pièces, ont passé une partie de leur vie assis derrière leur établi. Ils ont vécu les grandes heures de la manufacture, mais aussi ses moments d’inquiétude. « La Marvin » a été une partie importante de leur vie.

Ils y ont travaillé en tant qu’horloger, chef de fabrication, régleuses à domicile ou à la manufacture, responsable du service ébauches, de marchés, du service achat… Ils ont ré-ouvert cette page avec beaucoup d’émotion. Témoignages…

  • Les gens restaient longtemps, surtout les horlogers
  • Les patrons étaient durs mais polis et corrects
  • Financièrement, on n’avait pas à se plaindre par rapport à la concurrence
  • La Marvin était une bonne école, elle ne prenait pas d’apprentis, embauchait des jeunes et les formait, à l’exception des horlogers qui étaient embauchés déjà confirmés
  • Les patrons étaient sensationnels avec les employés
  • L’ambiance était bonne et sérieuse
  • La Marvin offrait de bonnes prestations sociales
  • On était bien équipé en machines par rapport à la concurrence

Marvin garde longtemps ses ouvriers, les têtes blanches derrière les établis le prouvent, cela confère à la production une régularité. Le doyen du personnel a 81 ans, c’est un visiteur qui ne veut pas quitter sa besogne

In Revue Internationale de l’Horlogerie, 15 avril 1921

La famille Didisheim a créé une atmosphère susceptible d’encourager chacun à faire son ouvrage avec zèle, les patrons ont figure de véritables chefs

In Le centenaire de la fabrique Marvin